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À Roubaix, les vacances d’Albert, 11 ans, loin de Tchernobyl

lindaDepuis deux ans, Mohammed et Jeannette, un couple de retraités, accueillent Albert en vacances à Roubaix. Un Biélorusse de 11 ans qui vient se refaire une santé loin des terres polluées par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Quand Linda a entendu l’annonce sur la radio Pastel FM, elle en a parlé à ses parents. « Le Secours populaire recherchait des familles d’accueil pour les Polonais et les Biélorusses. » Et voilà pourquoi Albert, 11 ans, passe depuis deux ans son mois de juillet à Roubaix. Il vit dans une région contaminée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. C’était en 1986, il y a près de trente ans, mais la population paie encore le lourd tribut d’une terre polluée. Alors tous les ans, quelques petits biélorusses viennent en France se refaire une santé, manger des produits sains, respirer l’air pur.

Albert reprend des couleurs

Le jour de notre rencontre chez Jeannette, Albert a d’ailleurs déjà repris des couleurs depuis son arrivée en France. Et il a aussi retrouvé les quatre enfants de Linda avec lesquels il s’entend bien. Albert ne parle pourtant que quelques mots de français, un peu mieux l’anglais. Mais il s’y plaît, à Roubaix. « Cette année, on avait demandé un autre enfant parce qu’ils ne peuvent plus venir à 16 ans et on a peur de trop s’attacher… Mais c’est lui qui a voulu revenir chez nous. Il nous a appelés. » Alors Jeannette et son mari n’ont pas pu lui refuser. D’autant que leur petite-fille Mélia, 10 ans, commence à apprendre le russe à son contact. « Il y a aussi un échange culturel. Nous, on est d’origine maghrébine. En ce moment, on fait le ramadan. Lui est catholique. Du coup, la journée, il mange avec les enfants. On lui explique. »

Pendant son séjour, Albert va régulièrement à Wattrelos chez Linda jouer avec ses enfants. L’an prochain, elle demandera à accueillir le garçon. Ses parents pourront en prendre un autre. Pourquoi pas une petite fille ? C’était leur souhait initial. « On est un couple de retraités. On craignait qu’un garçon s’ennuie. Et comme j’ai une fille de 20 ans, j’avais demandé une petite fille. Le destin a fait qu’avec Albert, ça se passe très bien. C’est un enfant très calme et très poli. » D’ailleurs lorsqu’on lui demande ce qu’il sait dire français, il nous répond spontanément : « de rien ».

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